The buffalos used to say « do what you do »…

Les gens sont beaux quand ils font ce qu’ils font. A la fois simplement et vraiment. Sans pensée parasite. Sans envie d’être ailleurs. Sans fil à la patte.

Après quelques années passées à emmener des adultes (théoriquement sains d’esprit) se priver de pratiquement tout confort, j’ai pu voir plusieurs types de motivations pour le faire pleinement et en profiter. Et aussi tout un tas de moyens d’y être sans vraiment y être. Tout un tas de prétextes pour garder un pied dans le truc, et aussi un pied dehors, dans un moment d’entre deux chaises parfaitement inutile et chiant pour tout le monde.

Mon but ici n’est pas de stigmatiser qui que ce soit ou de faire culpabiliser les gens qui ont du mal à faire un truc pleinement. Bien au contraire. Mon but ici est de leur permettre de le faire plus souvent. De se libérer de ces petites contradictions qui font qu’ils pensent à la maison quand ils sont au boulot, et qu’ils pensent au boulot quand ils sont à la maison. De s’affranchir de tous ces petits soucis à régler qui empêchent de dormir.

  1. On ne doit pas tout faire. Parfois il faut déléguer. Parfois il faut abandonner un projet même si on y a déjà investi de l’énergie, parce que ça bloque pour une connerie. Parfois il faut procrastiner. Mais il ne faut jamais culpabiliser. Même si les raisons de culpabiliser sont nombreuses (regard d’autrui, objectifs persos, idéaux, …). La culpabilité est une contradiction entre ce qu’on fait et ce qu’on voudrait faire. On pense « devrait » mais en fait c’est bien « voudrait ». On choisit de devoir faire des choses. On peut aussi vouloir faire moins de choses…
  2. On peut faire une chose à la fois, et pas plus. On peut changer de tâche rapidement et en permanence et se donner l’impression qu’on éteint tous les feux en même temps, mais les faits sont têtus : quand on « multitaske » on fait de la merde, et on la pond lentement. Le tout en s’épuisant. Limiter les tâches. Prioriser les plus utiles stratégiquement. Séquencer intelligemment. Puis se concentrer.
  3. Il y a un temps de planification et de réflexion incompressible, et il est utile de se l’accorder régulièrement. Quand on n’a plus le temps de réfléchir, quand on n’a pas cinq minutes pour penser, typiquement c’est là que les vrais cercles vicieux commencent. « Qui agit par contrainte perd la faveur du ciel… »
  4. Quand je mange, je mange, quand je dors, je dors. Ce vieil adage du bouddhisme zen semble si évident qu’on pourrait croire qu’on le fait déjà tout le temps. Pourtant, la vraie concentration, stable et douce, sur ce qu’on fait au moment où on le fait ouvre un univers insoupçonné de richesses et de bien être. Plusieurs auteurs et chercheurs sont actuellement en train de réinventer la roue et de redécouvrir ces vieilles sagesses en appelant tout ça du « mindfullness ». De la pleine conscience. Même si c’est à la mode, même si c’est un peu bobo, ça marche vraiment.

Do what you do…

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1 pensée sur “The buffalos used to say « do what you do »…”

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